Apprentissage : le CFA de Gevingey bon élève

Des investissements conséquents et des effectifs stables permettent d’envisager l’avenir de l’artisanat jurassien sous de bons auspices, avec en prime des apprentis récompensés au national.

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Paul Watrin, Yves Brelot et Mathis Chavant (de gauche à droite) réunis au CFA de Gevingey.

Avec ses 6.777 entreprises et 19.241 actifs, l’artisanat représente une part majeure de l’économie jurassienne. Près de la moitié des entreprises jurassiennes oeuvrent dans ce secteur peu suspect de délocalisations. La visite de Joël Fourny, président national des Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) au CFA de Gevingey a permis de juger de la santé de ce dernier. Selon Yves Brelot, président par intérim de la délégation du Jura (suite à la suspension de Michel Chamouton), le CFA compte « 780 à 800 apprentis, un effectif plutôt stable » avec une quinzaine de métiers différents, allant de la coiffure à la mécanique auto en passant par la vente ou encore la boulangerie pâtisserie confiserie. C’est d’ailleurs dans ce dernier domaine que Mathis Chavant, 20 ans, espère briller début 2022 aux Olympiades nationales des métiers à Lyon. « J’ai remporté le premier prix à l’échelon régional, et j’espère si je me qualifie aller jusqu’à la finale mondiale qui se déroulera à Shangaï ». Avec à la clé « 20 h d’entrainement hebdomadaire » en plus de son cursus de bac professionnel 1e année, mais quand on aime on ne compte pas… Même réussite pour Paul Watrin, originaire de Macornay. Sacré meilleur apprenti de France charcutier-traiteur en mars 2021, il a fait la différence grâce ses aptitudes complémentaires. « J’ai commencé au CFA par la pâtisserie » explique t’il, de quoi réaliser un pâté croûte succulent et une saucisse porc/ canard présentée comme une bûche au chocolat. Une présentation originale qui a fait mouche… Si ces futurs patrons s’épanouissent, c’est grâce aux investissements conséquents déjà réalisés avec le soutien de la région Bourgogne Franche-Comté : 1,5 millions € pour refaire à neuf les salles de cours, même s’il « reste à mettre aux normes de sécurité l’internat » confie Yves Brelot. Certaines sections manquent aussi de candidats, comme la carrosserie automobile par exemple : dotée d’une nouvelle cabine de peinture à 100.000 €, elle pourrait accueillir le double d’apprentis. Avis aux amateurs…