Appel à traducteur avant le 10 octobre : la condition sine qua non pour l’accueil d’une famille de réfugiés irakiens à Poligny

C’est en réponse à l’appel du pape François le 6 septembre 2015 que le doyenné de Poligny, en lien avec le service de la pastorale des migrants a choisi d’accueillir dans le cadre des Couloirs Humanitaires, une famille irakienne vivant depuis 7 ans dans un camp de réfugiés au Liban.

0
34
(de g à d) Bertane Poitou, Père Maurice Marie Quéré, Benjamin Gaillard, Jean-Claude Crut et Denise Gaillard, membres du comité de pilotage.

Un collectif d’une quarantaine de personnes conduites par un comité de pilotage s’est mobilisé depuis février 2020.
Le comité de pilotage travaille en lien avec les pouvoirs publics et les associations locales
Avant l’arrivée des réfugiés le comité prépare l’installation de la famille et veille à équiper décemment le logement qui l’accueillera. Il est ensuite amené à accompagner la famille dans la vie quotidienne (nourriture, soins, transports), les démarches administratives (demande d’asile, scolarisation, ouverture des droits sociaux …) et le plus important l’intégration qui commencera par l’apprentissage du français. Les réfugiés seront ainsi soutenus jusqu’à leur autonomie et insertion complète, soit sur une période de 18 à 24 mois.

“De meilleurs résultats en terme d’intégration de la famille”

Bien qu’un logement ait été mis gratuitement à disposition par la ville de Poligny, environ 18 000 euros sont nécessaires pour accompagner la famille. Pour financer cet accueil un appel aux dons a été lancé au niveau des entreprises et des particuliers. A ce jour 8 500 euros ont été réunis.
« Comparativement aux couloirs humanitaires portés par l’Etat, nous n’avons pas de travailleurs sociaux ni de financement, nous arrivons cependant à de meilleurs résultats en terme d’intégration de la famille, explique Benjamin Gaillard responsable de la pastorale des migrants. La vraie valeur ajoutée c’est l’apport en terme de disponibilité, de connaissances et aussi de réseaux mis à disposition par l’ensemble des bénévoles d’un territoire qui se mobilisent ».

 

“Sans traducteur, Paris bloquera l’arrivée de la famille dans le Jura”

La présence d’un traducteur bénévole voire deux est nécessaire pour communiquer avec les bénévoles dans la gestion quotidienne de la famille et dans toutes les formalités administratives. Une personne d’origine marocaine s’est déjà portée volontaire mais elle est dans la vie active et ne sera pas toujours disponible, d’où la nécessité d’une ou deux personnes pour la seconder. Les traducteurs recherchés doivent maîtriser l’arabe littéraire ou l’arménien, être disponibles et pas trop éloignés de Poligny.
L’absence de traducteurs pourrait remettre en cause la venue des réfugiés.
La 1ère tranche du protocole des couloirs humanitaires arrivera à son terme le 17 octobre. La signature des églises catholique et protestante auprès de l’Etat français aura été honorée et le protocole devrait se poursuivre. « On a bon espoir que dans le Jura, d’autres doyennés seront intéressés par une telle démarche », souligne Benjamin Gaillard.

Contact Bertane Poitou 06.12.57.53.22 ou bpoitou@wanadoo.fr.