Alain Pernot : « Je reste conseiller municipal »

S’il a démissionné récemment de son poste de maire-délégué de Vincent-Froideville, l’élu poursuit plusieurs dossiers. Alain Pernot revient sur les raisons qui ont motivé sa décision.

159
Alain Pernot n'est plus maire-délégué.

Vous avez démissionné récemment. Pour quelles raisons ?
Pour plusieurs raisons, certaines d’ordres personnels et d’autres intrinsèques au mandat. Etre maire ou adjoint est passionnant si vous avez de beaux projets à développer comme cela a été mon cas avec des projets axés sur le développement durable ou la culture. Si par contre votre mandat se réduit à la paperasserie et à gérer les conflits de voisinage, cela devient vite l’horreur. Ce mandat est terriblement chronophage et demande un investissement quotidien qu’il est difficile d’assumer lorsque vous avez une activité professionnelle. Cela a forcément des répercussions sur votre vie personnelle que vous devez laisser en partie de côté. Le mandat d’élu local reste passionnant car proche des citoyens, il est riche de rencontres, mais peut aussi être très ingrat avec parfois des administrés totalement insupportables.

La création de la commune nouvelle a-t-elle aussi peut-être entraîné davantage de mobilisation de votre part ?
La création de la commune nouvelle de Vincent-Froideville dont je suis à l’origine a été une bonne chose. Quel avenir peut avoir une commune de 60 habitants ? Aucun selon moi. La fusion a permis de réaliser des projets qui n’auraient pas vu le jour sans la fusion. Le fait de passer de 60 à 400 habitants engendre forcément plus de travail, de présence et donc de contraintes. Notre commune nouvelle possède un beau potentiel pour peu qu’il y ait des élus pour les imaginer et les porter. Je pense qu’avec de l’imagination et de l’audace, on peut faire de grandes choses même dans une modeste commune rurale du Jura. J’ai, pendant cinq ans, essayé de faire preuve d’audace et d’imagination pour ma commune au travers de plusieurs projets : fusion des communes, toiture solaire, expositions sur l’école d’autrefois ou sur les symboles de la République, création d’une zone humide… Les idées ne manquent pas à condition de garder la foi et de disposer de temps pour les mener à bien.

La porte de l’investissement au bénéfice des autres est-elle définitivement fermée ?
Absolument pas ! Je reste conseiller municipal et je suis toujours plusieurs dossiers que j’ai initiés comme la création d’une zone humide avec la fédération de chasse du Jura ou encore le petit musée de l’ancienne école de Froideville où nous avons reçu il y a quelques jours 70 enfants de l’école de Commenailles pour présenter une exposition sur les symboles de la République. Je poursuis par ailleurs mon mandat syndical qui lui aussi est extrêmement riche humainement.