L’invité de la semaine : Fred Mazuir

Fred Mazuir réside depuis une quinzaine d’année avec sa femme Marie sur la commune de Longchaumois. A 76 ans l’homme est jovial et plein d’humour. Rencontre avec un artiste local trop méconnu.

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Fred Mazuir le Titi Parisen de Longchaumois!
Une belle brochette d’artistes griffonnés sur papier glacé!

Qui êtes-vous Fred Mazuir ?
A vrai dire un saltimbanque, et je l’assume !
Un artiste comme on dit, «et je n’ai pas fait les Beaux-Arts, mais de Belles Rues dans ma jeunesse, Pigalle, Montmartre, Place du Tertre, avec de joyeuses et jolies rencontres, copains peintres, sculpteurs ou autres artistes…».
C’était ma famille : A. Buffet, Carzou, Toffoli, Mick Michel, Cocteau, Jean Marais, ou Dali, J’ai même travaillé avec  Picasso dans son atelier de la Ruche rue Dantzig,… et bien d’autres. A la base je suis bressan né à Bourg-en-Bresse en 1944. Et mon père me disait toujours de prendre un crayon et de dessiner, je lui ai obéi et c’est comme cela que j’ai pris goût au dessin.
Mais en réalité, j’ai fait de la peinture parce qu’après avoir été élevé par ma grand-mère, à 15 ans je me suis retrouvé seul dans la rue tout simplement. Je dessinais alors avec mes crayons et je ne savais faire rien d’autre, donc je peignais pour l’assiette.
Ensuite j’ai eu bien sûr un métier à côté, je faisais des décors de théâtre et de cinéma à Paris, mais surtout  je peignais, je peignais, pour exister, et pour montrer qui je suis…

Comment peut-on vous définir en qualité d’artiste ?
Indépendant de tout courant artistique en peinture, je fais aussi de la sculpture sur bois ou sur métal, j’ai pratiqué l’acrylique, l’huile, le marouflage, qui est un découpé/collé sur toile, j’ai touché à l’art abstrait, à l’impressionnisme, au cubisme, au figuratif, je me suis mis aussi aux icônes, au Pop Art,  j’ai testé pas mal de choses en fait.
Je suis un touche à tout, mais dans l’art moderne avec une continuité affirmée.
Je fais des séries parfois, comme celle sur les animaux du Jura que j’aime bien et dont le public raffole dans chaque exposition que j’anime…
J’ai exposé dans des lieux intéressants et célèbres à Cannes au Festival, en Italie, à Bruxelles, à Saint-Tropez, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, à Beausoleil, je suis en effet assez connu sur la Côte d’Azur.
Ici à Longchaumois c’est plus calme.
Certains me comparent au Facteur Cheval, car comme lui je ne veux pas que l’on me mette dans une boîte dans une case, dans un créneau. Oui certes, je suis un peu fou…
Mais je ne m’arrêterai jamais de peindre…

Parlez nous de votre espace d’exposition à Morez…
C’est Laurent Petit maire de Morez, qui m’a proposé un bâtiment l’Espace Albin Paget dans le haut de la Rue de la République pour installer ma galerie et mon atelier.
Les cartons d’invitation étaient prêts et l’inauguration ainsi que l’ouverture qui devaient avoir lieu en avril, ont été reportées à une date ultérieure à cause du Coronavirus.
Ce n’est que partie remise et j’ai hâte !
On pourra en reparler, le moment venu…

Propos recueillis en Pays de Lacuzon par Guy Monneret.