Grand débat : des propositions constructives

Un débat passionnant et passionné, sans comportement excessif à recadrer.

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Un débat passionnant et passionné.

Des retraités, des actifs, des gilets jaunes (sans gilet), des élus, mais aucun jeune parmi les 80 personnes réunies vendredi 15 février à la salle des fêtes d’Arbois. Christian Girardi, retraité de la fonction publique, commissaire-enquêteur était chargé d’animer et de conduire ce débat. Trois sujets ont été traités.

Finances : réduire les inégalités

Les propositions ont de suite fusé dont certaines très applaudies. Parmi elles, suppression des privilèges à vie des anciens grands élus, diminution du train de vie de l’Etat, moins de cadeaux aux grandes entreprises, compression de l’échelle des salaires, plus aucun retraité à moins de 1 000 €, lutte contre la fraude fiscale, rétablissement de l’ISF et réintégration des revenus du capital (loyers, dividendes) dans l’impôt sur les revenus, diminution du nombre des collectivités (millefeuille territorial), ….
« Les propositions qui sont faites actuellement ne font que nous monter les uns contre les autres, dans une société qui date de la IIIe République » constate une intervenante.

Transition écologique

Quelques suggestions à retenir : taxation des transports routiers, développement du ferroutage, arrêt de la compétitivité agricole avec tous les pays du monde, développement des circuits courts, davantage d’aides à la conversion bio, contrôle des lobbyistes, …

Services publics

La majorité de l’assistance est favorable à la renationalisation des autoroutes et des aéroports et s’insurge contre les suppressions des hôpitaux de proximité, qui comme les Ehpad aspirent à voir augmenter le nombre de personnels qualifiés.  Il est urgent également de trouver des pistes pour la prise en charge de la dépendance. Enfin chacun souhaite la mise en place du RIC pour tout ce qui touche à l’organisation des services publics.

La jeunesse absente, pourquoi ?

Une débatteuse qui était réticente à venir assister au débat se dit heureuse de l’avoir fait et confie « les jeunes n’ont plus confiance en rien, et sans confiance on ne peut pas avancer ».
Une autre précise : « j’ai demandé à ma fille de 17 ans de m’accompagner, elle m’a simplement rétorqué : inutile, de toute façon ça ne servira à rien ».
Justement pas…