L’invitée de la semaine : Julie Cretin

Rencontre avec Miss Franche-Comté, qui représentera la région lors de l'élection Miss France 2022, à Caen, le 11 décembre 2022.

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Julie, vous étiez 2ème dauphine de Miss Doubs, donc loin d’être la favorite présumée au titre régional. Comment avez-vous fait pour remporter l’élection ?
Il y a eu une petite remontada effectivement (rires). Quand on est dauphine avant de l’élection régionale, on part avec un avantage moins conséquent, et beaucoup m’ont félicité pour ça. A cause de la crise sanitaire, l’élection départementale s’est déroulée sous forme de casting. J’ai fait en sorte de trouver beaucoup de partenaires qui m’ont donné une grosse visibilité, d’être très présente sur les réseaux sociaux et de participer à un maximum d’événements publics. Je me suis tellement donnée, c’était tellement mon rêve d’avoir ce titre, j’ai su montrer ma motivation à Dole, pour être élue.

Comment vous sentez-vous lorsque la cérémonie commence ? 
Très stressée ! (rires) Mais aussi déterminée à réussir et à me donner à fond. Sachant que je ne partais pas favorite, j’avais déjà en tête, si je n’étais pas élue, de me représenter les années suivantes.

Que se passe-t-il, au moment de l’annonce de votre titre de Miss Franche-Comté 2021 ?
Des tonnes de choses se mélangent, je suis perdue, je vois mes proches en train de pleurer, l’instant d’après la presse me fonce dessus pour avoir une réaction. Je n’ai même pas eu le temps de voir ce que j’avais pu dire et je ne m’en souviens pas, tant l’émotion était énorme !

Comment avez-vous géré cette « campagne », avec la crise sanitaire ?
Le Covid-19 a changé la façon de créer des miss, avec moins d’événements et une vigilance très forte. Si l’une d’entre nous était positive, il n’y avait pas d’élections. Il fallait être proche des gens tout en respectant les gestes barrières.

Cette place de deuxième dauphine à l’élection départementale a-t-elle, d’abord, mis un coup de frein dans votre quête du titre régional ?
Au contraire, elle a été bénéfique car ça m’a redonné une motivation supplémentaire pour me dire  » d’accord tu as encore plus à prouver, c’est ton rêve, donne toi à fond, il ne faut pas voir de regrets jusqu’au jour de l’élection à Dole. » Ma famille était un peu déçue, car ils me soutenaient à fond et veulent me voir terminer sur la plus haute marche à toutes les élections (rires). Quand ils ont vu que mon investissement n’avait pas chuté, ils se sont à nouveau motivés avec moi pour m’aider à aller chercher cette place.

Et comment votre famille a-t’elle réagi après Dole ? 
Ils ont toujours été derrière moi évidemment et après une première semaine très intense, j’ai pu retourner à Bouverans et les revoir. J’ai vu mes grands-parents très émus et fiers de voir leur petite fille avec l’écharpe. Toute ma famille a énormément donné de la voix à Dole et ils sont désormais tous prêts pour m’accompagner à Caen.

Après quelques jours très chargés, avez-vous réalisé ce que représentait ce titre ?
Je savais qu’il fallait être disponible, que l’élection prenait du temps et de l’investissement, j’avais déjà eu une première image en cherchant des sponsors pour Miss Doubs. Mais une fois élue, c’est encore autre chose. C’est incroyable, personne n’est préparé à ça. J’avais jamais fait de plateau TV de ma vie, toutes ces radios. J’ai déjà gagné une certaine confiance en moi et mes études en communication m’aident.

Qu’allez vous faire pour vos études ?
Elles me tiennent à coeur et j’ai pris un rendez-vous avec la direction pour essayer d’aménager le planning de mon emploi du temps. Si ce n’est pas possible, je ferai une rentrée décalée en avril ou l’an prochain.

D’où vient ce rêve, cette envie incommensurable de devenir Miss ?
Il n’y a pas vraiment d’explication rationnelle, ça m’est tombée dessus quand j’étais petite, l’élection de Miss France se déroule chaque année en décembre et enfant, je prenais des guirlandes de Noël pour jouer la Miss France devant la télévision. En grandissant, on comprend que c’est beaucoup plus qu’un diadème, c’est un milieu qui ouvre des portes autant professionnellement que personnellement. J’ai attendu d’être prête, ce qui n’était pas le cas à 18 ans.

Les problèmes liés à l’élection de l’an dernier ne vous ont pas refroidi ?
Ce qui est passé est malheureux pour tout le monde, pour Anastasia Salvi ou pour le comité, beaucoup de gens étaient dans l’embarras. J’ai essayé de prendre de la distance car cela ne me concernait pas. Cette année, le comité nous a vraiment mis en garde dès le premier casting. Je vis cette aventure de mon côté, comme quelque chose d’exceptionnelle.

La grande élection de Miss France 2022 se déroulera dans 3 mois, à Caen. Comment va se dérouler votre préparation ?
J’ai la chance d’avoir été élu mi-septembre alors que d’habitude, l’élection se déroule mi-octobre. C’est un mois de plus pour aller à la rencontre du public et des partenaires. Une fois les Miss toutes élues, nous partirons sur l’île de la Réunion, si le contexte sanitaire le permet. Je n’y suis jamais allée, j’ai vraiment hâte ! Les anciennes Miss régionales m’ont très bien accueillie et me préparent mentalement et physiquement. Il faut également faire du médiatraining et préparer son trousseau, c’est à dire toutes les tenues pour le défilé. J’ai tellement hâte !