Grands mots… Grands remèdes…

Étoile filante

293
Gérard Bouvier.

Il perd une étoile et c’est le ciel tout entier qui lui tombe sur la tête ! Reste au rang de star ! Tu n’es pas encore éclipsé par d’autres étoiles montantes.
C’est écrit : roi de l’œuf dur ou prince du radis beurre, nous allons tous perdre une étoile.

Depuis peu le scénario se précise. Dans le ciel d’hiver regardez vers le sud et vous verrez une superbe constellation en forme de diabolo. C’est Orion ! L’étoile orange qui borne Orion en haut à gauche, c’est Bételgeuse. Elle va disparaitre. Tout à l’heure ou dans cent mille ans. En tout cas très vite. Les étoiles aussi meurent et son destin est scellé.

Orion eut une vie compliquée !

On dit que le vieil Hyrié reçu un jour trois dieux : Jupiter, Neptune et Mercure. Flatté, il mit les petits plats dans les grands et tua un bœuf. Les dieux étaient aux anges et lui proposèrent une récompense. C’était bien avant les malabars et la manif pour tous et Hyrié demanda comme lot un enfant sans subir ces procédures que nos lecteurs ne connaissent que trop de devoir passer par une femme et un coït. Et Dieu sait quoi encore. Tant qu’on y est ! Comme si la vie n’était pas assez compliquée.

La Mythologie recèle de belles histoires : nos dieux en goguette, peut-être avinés, choisirent de pisser dans la peau du bœuf sacrifié, de l’enterrer et neuf mois plus tard en sortit, gaugé, Orion qui doit son nom à cette divine urine.

Après quelques mésaventures et violences faites aux femmes il fut tué par un scorpion envoyé par Artémis à qui il avait voulu voler un baiser. Zeus, excédé par tous ces mythos et leurs caprices, expédia tout ce monde dans les cieux.

Aujourd’hui on en est là. Mais on va perdre une étoile… Je vous aurai prévenu.