2018 : le (very) best of…

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A l’aube de 2019 qui s’ouvre, retour sur les événements les plus marquants et les plus réjouissants, vécus lors de l’année précédente.

Janvier : 260 000 Jurassiens, et moi, et moi, et moi…

La population jurassienne s’élevait au premier janvier dernier à 260 587 personnes, contre 261 534, cinq ans auparavant soit une perte théorique de 947 Jurassiens, que l’INSEE pondère toutefois, affichant une statistique de variation de 0%.
Si l’on prend les données classées par communautés d’agglomération, on note que les Grand Dolois sont au nombre de 53 814 (contre 54 259 en 2010 soit -0,2 % de variation). ECLA résiste mieux avec 34 338 (contre 34 600 en 2010 et “seulement” -0,1 % de perte). Enfin la CC Haut-Jura Saint-Claude compte 21 400 habitants contre 22 837 en 2010 soit -1,3% d’évolution négative.

Février : quatre mousquetaires des fourneaux se distinguent

Suite à la sortie du guide Michelin, Steven Naessens à la Maison Jeunet d’Arbois, François Moureaux à l’Auberge de la Poutre à Bonlieu, Romuald Fassenet au château du Mont-Joly de Sampans, ainsi que Joël Cesari à la Chaumière à Dole, sont les quatre chefs étoilés du département. Ainsi sont rebattues les nouvelles cartes de l’élite de la gastronomie locale…

Mars : quand le terroir jurassien s’exporte…

Nos produits et nos animaux ont rapporté de nombreux prix de la 55ème édition du salon de l’agriculture qui se déroulait à Paris, du 24 février au 4 mars dernier. Une occasion immanquable de faire rayonner nos savoir-faire : fromages, vins, charcuteries et vaches montbéliardes, entre médailles et récompenses..

Avril : le Conseil départemental refuse le Projet régional de santé !

Dans la droite lignée du Conseil régional qui a voté en ce même sens deux semaines auparavant, le Département s’est également prononcé défavorablement face au Projet régional de santé (PRS) 2018 -2022. Un écueil de plus à contourner, pour la politique “réorganisatrice” que l’Etat, via l’Agence Régionale de Santé, tente tant bien que mal, d’imposer aux territoires ruraux.

Et le président du Conseil départemental de souligner sur une note plus politique :

“Ce PRS est construit sur une seule logique comptable. On organise un système où l’ARS est un faux-nez, puisque c’est l’autorité gouvernementale qui tire toutes les ficelles… Il faut que chaque Jurassien, qu’il habite à Nozeroy, aux Rousses, à Chaumergy, ou à Gendrey puisse compter sur le service médical qu’il finance ! La loi Bachelot a occasionné des dégâts considérables sur les territoires ruraux comme le notre, contraignant les établissements à devoir être rentables. Ce qui est impossible pour un hôpital public qui n’a, de toute façon, pas vocation à l’être”.

Mai : la semaine de 4 jours majoritairement plébiscitée

Seulement 100 écoles jurassiennes sur 249 ont gardé la semaine à 4,5 jours. Une réforme qui passe plutôt mal auprès des enseignants et de certains parents d’élèves.

Sur l’académie de Besançon, le Jura est le département qui est resté le plus attaché aux 4,5 jours : pour Léon Folk, inspecteur d’académie, le retour aux 4 jours par semaine est loin d’avoir réuni tous les suffrages (60 %), contrairement à d’autres départements qui y sont repassés à 100%.

En cause, une organisation de la vie scolaire qui donnait en bonne partie satisfaction, avec la mise en place de TAP (temps d’accueil périscolaire) adaptés grâce aux efforts communaux.

Même si dans la majorité des cas, ce retour partiel á la semaine de 4 jours n’a pas posé problème, 17 cas ont du être arbitrés par l’inspecteur d’académie.

Juillet : ramener la coupe à la maison…

20 ans après 1998 et son 3 buts à 0 face au Brésil de Ronaldo, l’équipe de France remporte sa deuxième Coupe du monde de Football. L’occasion d’un retour en image, à l’issue de la victoire 4-2 contre la Croatie, sur cette folle soirée du dimanche 15 juillet, qui restera longtemps gravée dans les mémoires. Deux étoiles plein les yeux !

Septembre : plus de 8.000 chasseurs pour l’ouverture

Les sangliers se portent très bien. Le grand gibier prolifère au point d’occasionner des sérieux dégâts sur les cultures, et parfois des accidents routiers. Œuvrer à la réduction de ces risques est l’une des vertus de l’activité cynégétique.

La fédération de chasse a réglé 400.000 € aux agriculteurs pour compenser les dommages causés par le grand gibier, avec à la clé, une nouvelle année record en terme de prolifération. Principalement à cause du réchauffement climatique et de la forte hausse des cultures de maïs…

Octobre : succès retentissant pour le salon Made in Jura

L’édition Made in Jura 2018 a battu tous les records, avec une adhésion spontanée du grand public. Un aspect singulier pour un salon initialement destiné aux professionnels…

La vitrine des savoir-faire locaux a rassemblé 400 exposants et drainé 60 000 visiteurs à Dolexpo. De bonne augure pour notre marketing territorial !

Seul point noir de la manifestation, encore et toujours de nombreux problèmes de stationnement et de délais d’accessibilité au salon “clairement inadmissibles” pour bon nombre de personnes.

Cela, qu’il s’agisse du grand public, des exposants ou de la presse…

Novembre : la contestation se met (aussi) en marche

S’attendait-il en créant ce groupe Facebook, à se voir contacté par les télévisions et les radios nationales ?

Toujours est-il que le Dolois Fabrice Schlegel, initiateur du groupe Facebook “de l’essence de la contestation”, précurseur du mouvement social des “Gilets jaunes”, s’est retrouvé propulsé sous les feux des principaux projecteurs médiatiques du pays.

Dès le premier vendredi de mobilisation, ils étaient pas moins de 700 à s’élancer depuis l’avenue de Lahr à Dole, pour boucler l’itinéraire de 10 kilomètres qui avait été prédéfini en concertation avec les forces de l’ordre.

Selon la police, on a dénombré jusqu’à 6 kilomètres de file de véhicules (500 voitures et 60 motos) roulant au pas, beaucoup avec la carotte à la main. Le mouvement des “Gilets jaunes” s’est ensuite décliné en plusieurs actes dans l’ensemble du pays. Depuis, les choses ont pris une toute autre tournure…

Décembre : les urgences amputées d’un bras

​Le SMUR basé à Lons, dont l’activité croît de 17% par an, devrait bientôt perdre une de ses deux lignes, tandis que celui de Dole a déjà perdu une ligne de nuit, début avril 2017. Une “décision aberrante” selon les urgentistes.

“Un enjeu grave, une question de vie ou de mort” : pour Eric Loupiac délégué départemental de l’AMUF (association des médecins urgentistes de France), il y a péril pour la population jurassienne et au-delà. De Poligny à Saint-Amour, de Louhans à Moirans, le secteur d’intervention du SMUR de Lons est vaste (2400 km2, soit le Jura sud et au-delà). Mais dans de nombreux cas, il doit aussi emmener les patients aux hôpitaux de Besançon, Dijon, Bourg ou Lyon.

“Entre 2h30 et 4h de route aller-retour pendant lesquelles nous ne sommes pas disponibles” précise l’urgentiste. Que se passera-t-il demain lorsque la seconde ligne de SMUR sera supprimée ?

“On arrivera pour constater des décès” prévient-il. Et de citer en exemple cette double intervention récente, l’une pour un arrêt cardiaque au bowling de Lons, l’autre pour une rupture d’anévrisme qui aurait pu être fatale à une femme d’une cinquantaine d’années.

Deux vies sauvées par les « anges gardiens » du Jura mais demain ?

Place à 2019, pour connaître la suite…