Cyrille Bréro : « Je serai candidat à la mairie de Lons »

La majorité municipale sera donc fracturée en trois listes, et pas moins de six listes au total se sont déjà déclarées pour les municipales de 2020. Dont celle de LFI/ GDS menée par Géraldine Revy et Jean-Marc Gardère. Rencontres.

249
Cyrille Bréro, actuel conseiller départemental, souhaite défendre les projets de Lons en lien avec le département et Ecla.

« Je serai candidat à la mairie de Lons » : Cyrille Bréro, conseiller municipal, mais aussi (et surtout) vice-président du conseil départemental a officialisé le 3 décembre la constitution de sa propre liste. Plusieurs fois repoussée, sa passion pour Lons l’a emporté sur ceux qui lui conseillaient de préparer « tranquillement » les élections départementales de mars 2021.
Surfant sur une certaine popularité (entre autres dans les quartiers les plus peuplés de Lons, à savoir Marjorie-Mouillères), Cyrille Bréro souhaite incarner le trait d’union indispensable selon lui entre ville de Lons et conseil départemental « pour pouvoir faire avancer des projets structurants, tels que la requalification de la rocade ou la côte de Montaigu ».
« Qui mieux que moi pourrait porter ces projets ? » (nécessitant le soutien du conseil départemental N.D.L.R.) a-t-il lancé, s’appuyant sur son appartenance à la majorité départementale.
Cinq piliers soutiendront son programme. Parmi eux « une ville sûre et vivante », animée par « un ou deux évènements annuels (à l’image de Cirques et Fanfares à Dole) », tout en étant placée sous la protection « d’une police municipale renforcée ». Cyrille Bréro entend aussi instaurer une « vraie démocratie participative » dans sa gouvernance : « J’ai beaucoup écouté les gilets jaunes » explique-t-il.
« Ras le bol du côté vertical » de la vie municipale a-t-il ajouté, promettant de remplacer la sempiternelle confrontation majorité/ minorité municipale par davantage de collaboration. Côté équipements structurants, il a plaidé pour « rendre Juraparc accessible (financièrement) aux associations » et pour « sauver l’hôpital, qui doit être une priorité du futur maire de Lons ».
Enfin, il s’est clairement positionné pour le grand musée des beaux-arts : « nous sommes face à l’histoire ». « Les premiers colistiers seront présentés d’ici Noël » pour cette liste (S.E) de « droite sociale et populaire » a-t-il conclu.

Géraldine Revy sera tête de liste aux côtés de Jean-Marc Gardère. Photo archives. Crédit : Aurore Photogra

Une liste d’union pour LFI et la gauche démocratique et sociale

Le 28 novembre, La France Insoumise (LFI) et la gauche démocratique et sociale (GDS) ont officialisé la naissance d’une liste baptisée “Lons en commun”, qui comprendra également des citoyens issus de diverses sensibilités.
C’est ainsi que Jean-Luc Buguet et Raymond Bertrand, respectivement trésorier et président de l’association de défense des locataires OPH, ont décidé de la rejoindre, après avoir dans un premier temps imaginé créer leur propre liste.
Selon Jean-Marc Gardère, investi par GDS pour piloter cette liste aux côtés de Géraldine Revy (tête de liste LFI), “Lons en commun” aurait pour vocation de « réintégrer à la vie démocratique une frange de la population qui a abandonné la politique », gilets jaunes compris.
Défendant les laissés pour compte, mais aussi les travailleurs au sens large, Jean-Marc Gardère a fait état de quelques pistes à débattre : « faire revenir des services publics, faire sortir les transports du secteur privé pour les gérer en régie (voire les rendre gratuits), créer un foyer de jeunes travailleurs, etc ».
Très impliquée dans les grèves du 5 décembre, “Lons en commun” défend également les acquis sociaux et un renouveau démocratique.

A suivre : réunion ouverte à tous, le mardi 10 décembre à 19h30 au foyer de la Maison commune, à la Marjorie.
Contact : lonsencommun@gmail.com